Édito — Le Christ est vivant
Oui, et alors ! Qu’est-ce que cela change dans notre vie ?
Nous vivons souvent Pâques comme la fin du carême. Nous avons beaucoup investi dans le carême, décision de conversion que nous avons essayé de tenir, participation plus active à la messe, … Et naturellement, après la veillée pascale, il y a un petit relâchement qui se fait sentir. Comme si, nous avions tout misé sur la préparation, que le jour de l’événement corresponde à notre attente et après plus rien… ou du moins, pas grand-chose. Prenons une comparaison qui j’espère va vous parler.
Votre fils vous apprend qu’il va se fiancer et que la famille de votre future belle-fille arrive chez vous dans un mois. Il faut préparer la maison et vous y mettez tout votre cœur. Le jour des fiançailles, la maison est rutilante et vous vous félicitez de cette belle journée vécue avec vos proches. Mais vous savez bien que l’important n’est pas d’abord la journée, mais bien la relation que vous allez avoir dans l’avenir avec votre belle-fille. Vous vous êtes trompé d’objectif. Vous avez vu court terme, alors qu’il fallait penser long terme. La fin du carême est bien la veillée pascale, mais la finalité du carême est bien d’installer, de manière durable, le Christ ressuscité dans l’ordinaire de notre vie, que chaque jour, il vienne éclairer notre vie. Et c’est bien la signification de l’octave de Pâques. Que la résurrection du Christ s’inscrive dans notre vie de manière durable.
Philippe, curé de la paroisse
