
« Ce qui est bien avec les vacances, c’est qu’on peut prendre son temps. » témoigne Brigitte, mère de famille.
Un rapport au temps difficile est devenu une des caractéristiques de notre société moderne. Nous sommes passés d’un temps cyclique où les saisons rythmaient la vie à un temps linéaire où le temps ne cesse de s’accélérer. D’ailleurs, l’expression « il n’y a plus de saison » concerne tout autant le dérèglement climatique que ce malaise devant ce temps qui semble nous échapper et qui efface progressivement les espaces naturels que nous avions construits depuis notre enfance.
Alors, il nous appartient de construire notre temps et c’est là que les difficultés commencent. Prendre le temps de s’arrêter pour se dire ce que je veux faire de ma vie, de mon année, de ma semaine, de ma journée. Si le temps semble s’accélérer ; si j’ai l’impression que la vie me mène, plus que moi qui mène ma vie, il est temps de profiter de ce temps de vacances pour s’arrêter afin de reconsidérer mon rapport au temps. Il faut accepter de perdre du temps pour pouvoir mieux le vivre, pour mieux l’habiter.
N’oublions jamais que le temps est un don de Dieu et que nous en sommes responsables.
Philippe, curé de la paroisse
