Du renouveau dans l’église de l’Immaculée !

Lorsque l’on pénètre dans l’église de l’Immaculée Conception, c’est d’abord la lumière colorée des vitraux dédiés à la vie de la Vierge Marie qui nous accueille et puis, notre regard est happé par les statues présentes dans le chœur. On s’interroge et on peut se dire : « Elles sont nouvelles ou alors je ne les avais pas remarquées ? » Eh bien non, c’est l’œuvre de restauration qu’a effectuée Maryvonne Piolain, une paroissienne qui les a mises en valeur, discrètement, au fil des mois, avec talent.

« J’ai commencé à faire les peintures des personnages de la crèche, il y a quatre ans. Je les ai aussi réparés, ces statues de plâtre avaient été malmenées au fil des ans. Ce fut le déclic ! Un autre St Antoine de Padoue était relégué dans le fond de l’église de l’Immaculée, à même le sol ; il avait bien besoin, lui aussi, qu’on s’occupe de lui ! Je l’ai donc pris en charge avec ferveur, d’autant plus qu’on vénère particulièrement ce saint dans ma famille. Il était tout blanc, je l’ai habillé de couleurs et placé sur un support, en avant du chœur.

Et puis on m’a demandé de rafraîchir la statue de la Vierge dont le plâtre était bien gris. Il a fallu que j’installe un échafaudage et ma fille m’a aidée à réparer les morceaux cassés, comme la croix et le chapelet. Je vivais à ce moment-là l’épreuve du deuil et ce travail m’a apaisée, m’a rapprochée de Marie ; j’étais en tête à tête avec elle, c’était une forme de prière.

J’ai commencé par recréer le plus fidèlement possible le bleu du ruban de sa ceinture, tel qu’on le voit sur les photos. Le plus difficile, c’était de redonner vie aux yeux, retrouver le regard doux de la Vierge qui nous accueille. Et puis ce fut le tour de St Joseph portant l’enfant Jésus, qui avait perdu une main. La statue de Ste Thérèse de Lisieux, avec les belles roses rouges, a retrouvé aussi à son tour son éclat.

Il restait à rénover le monument dédié aux morts de l’Immaculée. L’archange Saint-Michel avait dû tomber car le cou avait été recollé. J’ai été aidée par un ami qui a reconstitué une armature de fer et de plâtre. Je n’ai pas retouché les noms des nombreuses victimes, mais j’en ai seulement rajouté un à la demande de l’arrière-petit-fils d’un mort de la première guerre mondiale. C’était ma façon de leur rendre hommage. »

Maryvonne a donc mis son talent artistique au service de l’église de l’Immaculée à laquelle elle est attachée. Notre communauté lui doit un grand MERCI !

Témoignage recueilli par Michèle O.

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