Edito
LE CRI DES PAUVRES
Cette année, c’est saint François d’Assise qui vient illuminer notre année pastorale, lui qui faisait de la pauvreté volontairement choisie le modèle pour suivre le Christ. Notre pape Léon, dans sa première encyclique « Dilexit te » nous interroge sur la place des pauvres dans notre monde, dans notre Église.
« La condition des pauvres est un cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et surtout, l’Église. […] Il existe en effet de nombreuses formes de pauvreté : celle de ceux qui n’ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins matériels, la pauvreté de ceux qui sont socialement marginalisés et n’ont pas les moyens d’exprimer leur dignité et leurs potentialités, la pauvreté morale et spirituelle, la pauvreté culturelle, celle de ceux qui se trouvent dans une situation de faiblesse ou de fragilité personnelle ou sociale, la pauvreté de ceux qui n’ont pas de droits, pas de place, pas de liberté » (DT 9).
« Pour nous chrétiens, la question des pauvres nous ramène à l’essentiel de notre foi. […] La réalité est que, pour les chrétiens, les pauvres ne sont pas une catégorie sociologique, mais la chair même du Christ. […] Les pauvres sont au centre même de l’Église » (DT 110/111).
Il faut prendre au sérieux ces paroles du pape Léon.
Ainsi, durant ce carême qui s’annonce, nous vous proposons, en communauté, de nous saisir de la question de la pauvreté.
Quatre jeudis soir, à saint Paul, nous commencerons par manger ensemble un bol de riz, puis nous réfléchirons avec des intervenants :
- sur la pauvreté du logement avec des personnes de Lazare et du Rocher (le 5 mars) ;
- sur la pauvreté des personnes âgées avec les maisons de retraite (le 12 mars) ;
- sur la pauvreté vécue par les jeunes aujourd’hui avec un pédopsychiatre et une infirmière scolaire (le 19 mars) ;
- enfin sur la pauvreté en dehors de nos frontières avec un film sur les franciscains du Bronx, à New York (le 26 mars).
Nous finirons chaque rencontre par un temps de prière.
Je vous souhaite à tous un bon carême.
P. Philippe, Curé de la Paroisse
