Edito 

LE CRI DES PAUVRES 

Cette année, c’est saint François d’Assise qui vient illuminer notre  année pastorale, lui qui faisait de la  pauvreté volontairement choisie le  modèle pour suivre le Christ. Notre  pape Léon, dans sa première encyclique « Dilexit te » nous interroge  sur la place des pauvres dans notre  monde, dans notre Église.  

« La condition des pauvres est un  cri qui, dans l’histoire de l’humanité, interpelle constamment notre  vie, nos sociétés, nos systèmes politiques et économiques et, enfin et  surtout, l’Église. […] Il existe en effet de nombreuses formes de pauvreté : celle de ceux qui n’ont pas  les moyens de subvenir à leurs besoins matériels, la pauvreté de ceux qui sont socialement marginalisés et n’ont pas les moyens d’exprimer leur dignité et leurs potentialités, la pauvreté morale et spirituelle, la pauvreté culturelle, celle de ceux qui se trouvent dans une situation de faiblesse ou de fragilité personnelle ou sociale, la  pauvreté de ceux qui n’ont pas de droits, pas de place, pas de liberté » (DT 9). 

« Pour nous chrétiens, la question des pauvres nous ramène à l’essentiel de notre foi. […] La réalité est que, pour les chrétiens, les  pauvres ne sont pas une catégorie sociologique, mais la chair même du Christ. […] Les pauvres sont au  centre même de l’Église » (DT  110/111).

Il faut prendre au sérieux ces paroles du pape Léon.  

Ainsi, durant ce carême qui s’annonce, nous vous proposons, en communauté, de nous saisir de la question de la pauvreté.

Quatre jeudis soir, à saint Paul, nous commencerons par manger ensemble un bol de riz, puis nous réfléchirons  avec des intervenants : 

Nous finirons chaque rencontre par un temps de prière.

Je vous souhaite à tous un bon carême. 

P. Philippe, Curé de la Paroisse

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