Un nouveau Carême commence. Lorsque j’étais en mission à l’hôpital de Nantes, de nombreuses personnes malades préssentaient au début du Carême que ce serait le dernier, où qu’ils n’en verraient pas la fin. Leur vie allait bientôt atteindre son but : non pas la semaine Sainte et ses célébrations seulement… mais leur Pâque à eux : leur passage de ce monde au Père. Pour nous aussi,ce sera peut-être le dernier Carême. Nous n’en savons rien, aussi est-il raisonnable de l’envisager; aussi est-il important de le vivre vraiment, de retrouver dès aujourd’hui la joie de croire et d’être sauvé. Rends-nous la joie d’être sauvé ! Cette phrase du psaume 50 -qui, par ailleurs, est un psaume de pénitence- sera le refrain qui va nous accompagner tout au long de ce Carême. Comme une prière, une supplication adressée à Dieu, par tout ceux qui peinent sous le fardeau du Mal : nos propres péchés, ou le mal qui nous atteint de l’extérieur. Oh, oui !

Rends-nous la joie du combat contre le mal, contre toutes formes d’injustices.

Rends-nous la joie d’être des pécheurs pardonnés.

Rends-nous la joie de partager.

Rends-nous la joie de vivre en frères et soeurs, et de donner notre vie pour eux.

Rends-nous la joie d’avoir Dieu pour Père, son Fils pour Frère. Rends-nous la joie de Pâques !

Rends-nous la joie qui habitait notre frère François à qui tu as donné “d’être configuré au Christ pauvre et humble; accorde-nous la force d’emprunter les mêmes chemins pour suivre ton Fils et pour vivre unis à Toi dans une joyeuse charité.

Amen.

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